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L’OFNAC et le Ministère des Transports ouvrent l’atelier sur la cartographie des risques de corruption dans le secteur des transports routiers

L’Office national de Lutte contre la Corruption (OFNAC) a ouvert, ce mardi 15 septembre 2026 à Saly, un atelier résidentiel de trois jours consacré à la cartographie des risques de corruption dans le secteur des transports routiers. La cérémonie d’ouverture, tenue au Yuma Lodge, a été coprésidée par le Président de l’OFNAC, Monsieur Moustapha Ka, […]

L’Office national de Lutte contre la Corruption (OFNAC) a ouvert, ce mardi 15 septembre 2026 à Saly, un atelier résidentiel de trois jours consacré à la cartographie des risques de corruption dans le secteur des transports routiers. La cérémonie d’ouverture, tenue au Yuma Lodge, a été coprésidée par le Président de l’OFNAC, Monsieur Moustapha Ka, et le Ministre des Transports terrestres et aériens, Monsieur Abdoul Ahad Ndiaye.

Pendant trois jours, une cinquantaine de participants représentant des Départements ministériels, administrations publiques et parapubliques du secteur, forces de défense et de sécurité, compagnies d’assurance, organisations professionnelles, syndicales et de la société civile vont travailler ensemble à l’identification, l’analyse et la hiérarchisation des risques de corruption qui pèsent sur le secteur, avant d’élaborer un plan d’atténuation assorti de recommandations concrètes.

Un secteur stratégique, au cœur de la vie économique du pays

Dans son allocution, le Président de l’OFNAC a rappelé que le choix du secteur des transports routiers n’est pas fortuit : délivrance des permis de conduire, licences et agréments, contrôle technique des véhicules, contrôles routiers, gestion des infrastructures ou encore paiement des amendes constituent autant de processus où la transparence des procédures doit être constamment préservée. Il a également tenu à préciser le sens de la démarche engagée : « Cartographier un risque, ce n’est pas désigner un coupable. Ce n’est pas non plus jeter le soupçon sur des femmes et des hommes qui servent quotidiennement leur pays », mais regarder objectivement les systèmes et les pratiques pour en identifier les vulnérabilités.

Le Président de l’OFNAC a par ailleurs situé cet atelier dans le prolongement du tragique accident de Sikilo, survenu le 8 janvier 2023 et qui avait coûté la vie à quarante personnes, à la suite duquel vingt-trois mesures avaient été arrêtées par un Conseil interministériel. Il a également rappelé que l’année 2025 a marqué une étape déterminante pour le dispositif national d’intégrité, avec l’adoption de quatre textes majeurs : la loi portant création de l’OFNAC, la loi relative à la déclaration de patrimoine, la loi portant statut et protection des lanceurs d’alerte, et la loi relative à l’accès à l’information un corpus qui traduit l’exigence portée par le triptyque Jub, Jubal, Jubanti.

Une démarche inscrite dans la continuité de l’action du Ministère

Pour sa part, le Ministre des Transports terrestres et aériens a salué une approche « résolument préventive et scientifique », rappelant que le secteur avait déjà expérimenté, dès 2016, une démarche de cartographie des risques ayant contribué à des réformes telles que la numérisation des cartes d’immatriculation et des permis de conduire, ou la création de l’Agence nationale de Sécurité routière. Il a invité l’ensemble des participants à faire de ces trois journées un espace de dialogue « ouvert, humble et sincère », convaincu, a-t-il affirmé en citant le juge Kéba Mbaye, que la corruption n’est pas une fatalité.

À l’issue des travaux, l’atelier devra déboucher sur un plan d’atténuation des risques de corruption dans le secteur des transports routiers, un rapport détaillé ainsi que des recommandations opérationnelles destinées à nourrir une feuille de route partagée entre l’OFNAC, le Ministère des Transports terrestres et aériens et l’ensemble des parties prenantes du secteur.

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