Dans le Magazine CAP #04, 𝗠𝗼𝘂𝘀𝘁𝗮𝗽𝗵𝗮 𝗞𝗮, Président de l’OFNAC, pose une conviction qui mérite d’être entendue par tout dirigeant public :
« 𝗟’𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗴𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗻𝗲 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗿𝗲̀𝘁𝗲 𝗽𝗮𝘀. Elle se construit comme une valeur, se protège par la prévention, s’exprime dans la gouvernance, se consolide par des institutions fortes et se réalise par l’engagement collectif des responsables publics, des acteurs privés et des citoyens. »
🔑 𝗟𝗔 𝗥𝗨𝗣𝗧𝗨𝗥𝗘 𝗣𝗔𝗥𝗔𝗗𝗜𝗚𝗠𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘
Pendant longtemps, la lutte contre la corruption a reposé sur une logique 𝗿𝗲́𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝘃𝗲 : détecter, sanctionner. L’expérience a montré les limites de cette approche — les interventions surviennent souvent après que le préjudice est déjà consommé.
Le Sénégal a opéré un changement de paradigme majeur : placer la 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 au cœur du dispositif. Une corruption évitée produit davantage de valeur publique qu’une corruption simplement sanctionnée après coup.
⚙️ 𝗟𝗘𝗦 𝟰 𝗣𝗜𝗟𝗜𝗘𝗥𝗦 𝗗𝗨 𝗡𝗢𝗨𝗩𝗘𝗔𝗨 𝗦𝗬𝗦𝗧𝗘̀𝗠𝗘
◆ 𝗗𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗺𝗼𝗶𝗻𝗲 : prévention des conflits d’intérêts et détection des enrichissements injustifiés
◆ 𝗣𝗿𝗼𝘁𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱’𝗮𝗹𝗲𝗿𝘁𝗲 : remontée sécurisée des informations d’intérêt public
◆ 𝗗𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗱’𝗮𝗰𝗰𝗲̀𝘀 à 𝗹’𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 : transparence de l’action publique et contrôle citoyen
◆ 𝗥𝗲𝗳𝗼𝗻𝗱𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗢𝗙𝗡𝗔𝗖 : organe d’impulsion, de sensibilisation, de veille et de recommandation
💡 𝗟𝗔 𝗟𝗢𝗜 𝟮𝟬𝟮𝟮-𝟬𝟴 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗘 𝗟𝗘𝗩𝗜𝗘𝗥
Au-delà de la réorganisation du secteur parapublic, la loi d’orientation n° 2022-08 est un 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻. Plans stratégiques, contrats de performance, comités d’audit, cartographie des risques, responsabilisation des dirigeants : chacune de ces dispositions réduit les vulnérabilités avant qu’elles ne deviennent des dérives.
𝗟’𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗴𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗲𝘅𝗶𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗲́𝘁𝗵𝗶𝗾𝘂𝗲. Elle est devenue une composante de la 𝗴𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲 et de la 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲. 🇸🇳
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