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Hommage au Général Abdoulaye DIOP

Contrôleur général de la Police nationaleMembre de l’Assemblée de l’OFNAC (2019-2025) « Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un ». Le jeudi 22 octobre 2026, à l’Hôpital Principal de Dakar, s’est éteint le Général Abdoulaye DIOP, commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle. Avec lui, c’est un baobab qui se déracine, un de ces arbres dont on ne mesure toute […]

Contrôleur général de la Police nationale
Membre de l’Assemblée de l’OFNAC (2019-2025)

« Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un ».

Le jeudi 22 octobre 2026, à l’Hôpital Principal de Dakar, s’est éteint le Général Abdoulaye DIOP, commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle. Avec lui, c’est un baobab qui se déracine, un de ces arbres dont on ne mesure toute l’ombre qu’au jour où ils tombent.

Ancien commissaire central de Dakar, ancien directeur de la Sécurité publique, il a servi l’État avec une rigueur jamais démentie. De 2019 à 2025, il a mis cette expérience au service de l’Office national de Lutte contre la Corruption, au sein de son Assemblée. Ceux qui y ont siégé à ses côtés savent que sa présence n’était pas un titre, mais une boussole. Dans une institution vouée à la probité, il était lui-même une leçon vivante d’intégrité.

Car cet homme de principes et de valeurs était avant tout un homme de foi. Ses proches l’appelaient affectueusement « Albourakh », du nom de la monture céleste qui porta le Prophète Muhammad (PSL) lors de son voyage nocturne. Ce surnom disait tout de son amour, de sa dévotion et de son indéfectible attachement au Messager d’Allah, qu’il portait en lui comme une lumière intérieure. Sa piété, que certains disent dépasser l’entendement, et son savoir religieux inestimable éclairaient chacun de ses pas. Il aimait rappeler que « chacun sera seul dans sa tombe et rendra compte de ses propres actes ». Cette conscience de la responsabilité personnelle, il ne l’enseignait pas seulement, il la vivait. Elle explique la cohérence de toute une vie, en uniforme comme dans la vie civile, où ses paroles et ses actes ne se sont jamais contredits.

Il parlait peu, mais lorsqu’il prenait la parole, le silence se faisait de lui-même, car chacun savait que ses mots avaient été pesés et mûris. Cette sagesse, il la partageait avec générosité, sans condescendance, avec la patience de celui qui veut transmettre plutôt qu’impressionner. Et pourtant, par humilité, il attendait d’être invité plutôt que de s’imposer. Il n’avait nul besoin d’occuper l’espace, car sa droiture suffisait à le remplir.

Aujourd’hui, l’OFNAC perd un ancien membre respecté, la Police nationale l’un de ses grands serviteurs, et le Sénégal tout entier un homme de bien. Mais ceux qui l’ont côtoyé gardent l’essentiel : son exemple. Celui d’une autorité sans arrogance, d’une sagesse sans ostentation, d’une foi sans bruit.

Mon Général, vous nous avez appris que l’homme n’emporte avec lui que ses œuvres. Puissent les vôtres, nombreuses et discrètes, plaider en votre faveur.

Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, vous pardonne vos fautes, illumine et élargisse votre tombe, vous accorde Al-Firdaws pour demeure éternelle, et apporte réconfort et patience à votre famille, à vos proches et à tous ceux qui vous pleurent.

Que la terre vous soit légère. Reposez en paix, mon Général.

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